Rappelons que la bilharziose ne se transmet pas en buvant de l’eau contaminée, car les larves infectieuses ne survivent pas au passage dans le système digestif. La contamination humaine se fait exclusivement par pénétration cutanée lors d’un contact avec de l’eau douce infestée. Quelques gestes simples permettent cependant de réduire le risque de devenir l’hôte des schistosomes :
évitez de vous baigner dans des rivières ou des lacs situés dans des zones à risque. À ce sujet, il faut savoir que le risque est généralement plus élevé dans les eaux stagnantes ou faiblement courantes, qui constituent des habitats privilégiés pour les escargots. Cependant, si les eaux à fort courant sont moins favorables à leur installation, le risque n’y est pas nul ;
privilégiez l’eau potable ou bouillie pour la toilette ou la préparation des aliments ;
enfin, de retour de voyage, prêtez attention aux signes évocateurs d’une infection (irritation de la peau, fièvre). Si, dans les semaines qui suivent une exposition à de l’eau douce à risque, vous ressentez des douleurs abdominales, une fatigue persistante ou constatez du sang dans vos urines ou vos selles, il est important de consulter un médecin en lui expliquant la situation, afin qu’il vous prescrive de analyses de sang, d’urine ou de selles pour tirer les choses au clair.